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PAROLE POUR LA MISSION Eléments de réflexion missionnaire sur la Liturgie du Dimanche
Le CIAM propose un itinéraire hebdomadaire de réflexion sur la Liturgie du Dimanche, orientée vers la Mission. Des éléments y sont offerts, qui se veulent une méditation missionnaire proposée à la spiritualité individuelle ou communautaire, sur la Parole de Dieu. Cette Parole, en effet, continue de nous surprendre par sa longue fidélité à donner lumière,force et soutien au chemin missionnaire de l’Eglise.
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Du visage transfiguré aux visages défigurés
II°
Dimanche de Carême
Réflexions
Ce chemin de transformation intérieure de Jésus, se produit de la même manière pour l’apôtre: la prière peut transformer totalement la vie du chrétien et du missionnaire. Elle est une attitude d’écoute et en même temps un dialogue de foi, dans un humble abandon à Dieu. En effet la prière et la contemplation sont le fondement de la mission. C’est aussi l’expérience qu’a vécu Pierre, conscient de «n’avoir pas suivi des affabulations», lui qui a été l’un des trois «témoins oculaires... pendant que nous étions avec lui sur la montagne sainte» (2P 1,16.18). Bien que dans la confusion totale et victime de l’affolement (v. 6), Pierre se posait le problème de cet “exode” vers Jérusalem, sujet de l’échange de Jésus avec Moïse et Elie (Lc 9,31), et dont il aurait bien voulu se passer. Il aurait voulu arrêter le temps sur cette heureuse venue du Royaume (v. 5), comme une «fête de tabernacles» qui aurait duré éternellement (Za 14,16-18). Après la crise de la Passion, l’expérience de la communion profonde avec le Maître et l’écoute du Fils bien-aimé du Père (v. 7) ont confirmé la vocation de Pierre se livrera à une mission d’annonce courageuse, jusqu’au martyre.
Pierre a dû sortir de ses schémas mentaux pour entrer dans la vision de Dieu (Mt 16,23). Le même chemin qu’Abraham, dont le deuxième dimanche de carême nous rappelle l’une des expériences emblématiques (la vocation, l’alliance, le fils Isaac). Il comprit qu’il ne devait pas suivre la tradition des sacrifices humains, si répandue parmi les peuples idolâtres avoisinants (moabites, ammonites, et autres). Le message est clair (I lecture): «Le premier enseignement, le plus évident, dit que le Dieu d’Israël a horreur du sacrifice d’enfants, qu’il le considère comme un crime abominable. D’ailleurs les idoles ont toujours exigé des sacrifices humains. Le Dieu d’Israël, par contre, a arrêté le bras de Abraham prêt à sacrifier son enfant, se montrant ainsi un Dieu qui aime la vie (Sg 11,26), lui qui donne à tous la vie (Act 17,25), et ne veut la mort de personne (Ez 18,32)” (F. Armellini). Si nous mettons finalement en relation le sacrifice d’Isaac avec les critères qu’ont les missionnaires d’évaluer l’intégration de l’Evangile dans les cultures modernes, il nous paraît évident que la Parole de Dieu juge, corrige et purifie les mœurs des peuples.
Le visage transfiguré et fascinant de Jésus est un prélude à sa réalité d’après Pâques, sa réalité définitive. C’est ce qui est promis aussi pour nous: «Ce corps, qui se transfigure devant les yeux émerveillés des apôtres, c’est le corps du Christ notre frère, et en même temps notre propre corps qui est appelé à la gloire. Cette lumière qui l’inonde, sera aussi notre part d’hérédité et de splendeur. Nous sommes appelés à partager sa gloire parce que nous avons «part à sa nature divine» (2P 1,4). Un destin incomparable». C’est le dernier message que Paul VI nous a laissé. C’était prévu pour l’Angélus du Dimanche 6 août 1978, fête de la Transfiguration du Seigneur. En fait il allait mourir quelques heures plus tard.
C’est dans cette vocation à la vie et à la gloire que se fonde principalement la dignité de toute personne humaine, qui ne devra jamais subir aucune forme de souillure. (*) On sait bien que le visage du Christ est souvent défiguré sur beaucoup de visages d’homme. Le document des évêques à Puebla (Mexique, 1979) nous le rappelle aussi: «Cette situation où la pauvreté extrême est généralisée, assume des aspects très concrets dans la vie de tous les jours. Nous sommes appelés à y voir le visage du Christ souffrant, du Seigneur qui nous interroge et nous interpelle» (n. 31). Toute une séquence suit de visages de personnes que la vie a défigurés: visages d’enfants malades, abandonnés, exploités; visages de jeunes désorientés et spoliés; visages d’autochtones ou afro-américains en marge de la société; visages de ‘campesinos’ pauvres et sous-employés; visages d’ouvriers mal payés, chômeurs. Licenciés; visages de personnes âgées en dehors de la société familiale et civile (cfr Puebla 32-43). La liste pourrait continuer si on rappelait les situations que chacun de nous connaît dans le milieu qu’il fréquente. Autant d’appels pressants, qui sont lancés à la conscience des responsables et a celle des missionnaires de l’Evangile de Jésus.
La Parole du Pape (commentaire sur le
regard d’amour de Jésus sur les foules:
cfr Mt 9,36) Benoît XVI Message pour le Carême 2006
- 15/3: S. Louise de Marillac (1591-1660), veuve, fondatrice, avec St. Vincent de Paul, des Filles de la Charité. - 15/3: 175° anniversaire de la naissance (à Limone sul Garda-Brescia) de S. Daniel Comboni (1831-1881), I° Vicaire Apostolique de l’Afrique Centrale. - 15/3: B. Artémides Zatti (1880-1951), salésien, médecin missionnaire en Patagonie (Argentine). - 17/3: S. Patrice (385-461), Evêque de Armagh, missionnaire et Protecteur de l’Irlande. - 18/3: S. Cyril (+386), Evêque de Jérusalem, connu pour ses catéchèses. Souvent persécuté par les Ariens.
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