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PAROLE POUR LA MISSION Eléments de réflexion missionnaire sur la Liturgie du Dimanche L'EUNTES.NET propose un itinéraire hebdomadaire de réflexion sur la Liturgie du Dimanche, orientée vers la Mission. Des éléments y sont offerts, qui se veulent une méditation missionnaire proposée à la spiritualité individuelle ou communautaire, sur la Parole de Dieu. Cette Parole, en effet, continue de nous surprendre par sa longue fidélité à donner lumière,force et soutien au chemin missionnaire de l’Eglise.
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Le "cœur sincère": berceau du culte vrai
III
Dimanche de Carême Exode 20,1-17 Psaume 18 1Corinthiens 1,22-25 Jean 2,13-25
RéflexionsLa
laïcité, aussi bien de l'État que de la conscience
individuelle, trouve
légitimité et contenus dans le texte de la I lecture de
aujourd'hui. Les 10 Commandements
s'enracinent dans la nature même de la personne humaine, sans
attendre, de la
part de Dieu, une proclamation explicite. Ils ne sont
Le culte et l'éthique, les convictions religieuses et la pratique morale, sont deux éléments qui structurent la personne humaine dans sa physionomie spirituelle. Tout cela émerge de la Parole de Dieu, que l'Eglise propose aujourd'hui à notre méditation. Au sujet du culte, la venue de Jésus a apporté des changements radicaux par rapport à l'Ancien Testament. Une considération réaliste nous suffit, au sujet de Jésus chassant du temple, à coups de fouet, à la fois marchants et échangeurs de monnaies, bœufs, moutons et colombes (Evangile): l'énergie et le courage de Jésus nous surprennent! Il ose s'affronter à toutes ces catégories de personnes que l'argent intéresse bien plus que le culte et la religion! Sans oublier que cette intervention lui sera reprochée comme accusation explicite lors du jugement, et sera l'une des causes de sa mort.
Un geste si insolite (qui pourrait nous paraître même déplacé) de la part d’un Jésus «doux et humble de cœur» (Mt 11,29) ne se justifie pas par la seule irritation immédiate due à un fait qui est indécent de toute manière: «on a fait de la maison du Père un vrai marché» (v. 16). Ce geste de Jésus est d’abord un signe que les temps du vieux culte sont révolus: on n’offrira plus à Dieu des sacrifices d’animaux, ou autres offrandes naturelles, pour nous le rendre favorable. Ce geste-là, ainsi que le voile du temple entièrement déchiré de haut en bas (Mc 15,38), ce sont des signes d’un pas franchi définitivement envers une religion juive complètement dépassée. «Il parlait du Temple de son corps» (v. 21), ce qui veut dire que le temps est venu d’adorer Dieu dans le seul temple du corps crucifié et ressuscité du Christ.
La communion avec Lui, le seul Sauveur, ne se fera plus entre des murs étroits, ou par le sang des animaux, ou encore par la pratique mécanique (voire magique) de rites extérieurs. Le vrai culte à rendre à Dieu ne trouvera place que dans ce que l’homme a de plus intime, «en esprit et vérité» (Jn 4,23). Pour le chrétien, plus particulièrement, la communion avec Dieu s'opère dans la foi et dans les signes, que sont le sacrements. Le seul culte qui plaît à Dieu trouve son origine dans le cœur repentant, à l’image du publicain (Lc 18,13-14), et dans le coeur réconcilié: «va d’abord te réconcilier avec ton frère, et tu reviendras après, pour donner ton offrande» (Mt 5,24). Bien à raison donc, Paul invite les chrétiens à offrir nos corps en sacrifice vivant, saint, qui plaît à Dieu. «Ce sera votre culte spirituel» (Rm 12,1). C’est un message qui ouvre sur de grandes perspectives pour la Mission: soit pour le dialogue entre les religions, soit pour l’inculturation de l’Evangile. La communion de salut avec le Christ Sauveur n’est pas l’apanage de quelques uns, mais elle est ouverte à tous les peuples: à tous les cœurs sincères qui cherchent Dieu. (*)
En plus de la foi et du culte, il y a encore les principes de la conduite morale qui sont à relire en perspective missionnaire universelle. En effet les 10 Commandements (I lecture) trouvent leur fondement dans la loi naturelle, qui devance la Révélation de Dieu à travers la Bible et dans l’Eglise. Ce qui est d’une importance extraordinaire pour le dialogue entre les peuples et pour le travail missionnaire. Les Commandements sont un patrimoine spirituel et moral qui appartient à l’humanité entière, même si la Révélation chrétienne nous en donne une compréhension plus complète et plus sûre.
C’est ce que nous apprend aussi le Catéchisme de l’Église Catholique. «Les 10 Commandements appartiennent aussi à la Révélation de Dieu. En même temps ils nous manifestent l’homme dans sa vraie nature, ils en éclairent les devoirs essentiels. Ainsi, indirectement, se manifestent aussi les droit fondamentaux liés à la nature de la personne humaine. Le Décalogue représente une expression privilégiée de la loi naturelle: ‘Depuis les origines Dieu avait enraciné dans le cœur des hommes les préceptes de la loi naturelle. Ensuite il voulu les leur rappeler, tout simplement. D’où le Décalogue’ (St. Irénée de Lyon). Accessibles à la raison humaine, les préceptes du Décalogue sont quand même objet de Révélation divine. L’humanité, victime du péché, avait besoin de cette Révélation pour atteindre une connaissance plus complète et sûre des exigences de la loi naturelle: ‘Une exposition plus complète des Commandements du Décalogue devint nécessaire dans notre condition de péché, la lumière de la raison s’étant assombrie et la volonté ayant dérivé du droit chemin’ (St. Bonaventure). Nous connaissons les Commandements de Dieu à travers la Révélation divine qui nous est accessible dans l’Eglise, ainsi que dans la voix de la conscience morale» (CEC, n. 2070-2071).
Saint Joseph -dont la fête est proche- est entré d’une manière toute particulière dans le mystère pascal de Jésus, de Marie et de l’Eglise. Eglise dont il est d’ailleurs le protecteur universel. Il est le modèle sublime de recherche, d’écoute et de fidélité à l’action de Dieu, pour y avoir offert le culte de son cœur sincère et d’une vie exemplaire en tout.
La Parole du Pape (*) «Ce n’est pas le pouvoir qui sauve, mais l’amour! Le Dieu qui s’est fait agneau nous dit que c’est le Crucifié qui sauve le monde, non pas ceux qui le crucifient! C’est la patience de Dieu qui est la rédemption du monde, ce monde que l’impatience des hommes détruit». Benoît XVI Homélie pour l’inauguration de son Pontificat, 24 avril 2005
Sur les pas des Missionnaires - 15/3: S. Louise de Marillac (1591-1660), veuve, fondatrice, avec St. Vincent de Paul, des Filles de la Charité. - 15/3: Anniversaire de S. Daniel Comboni (1831-1881): né à Limone sul Garda (Brescia), décédé à Khartoum (Soudan). I Vicaire Apostolique de l’Afrique Centrale. - 15/3: B. Artémis Zatti (1880-1951), salésien, médecin missionnaire en Patagonie (Argentine). - 17/3: S. Patrice (385-461), né en Angleterre, il fut le grand missionnaire évangélisateur de l'Irlande, Evêque de Armagh. Il est le Protecteur de l’Irlande. - 18/3: S. Cyril (+386), Evêque de Jérusalem, connu pour ses catéchèses. Souvent persécuté par les Ariens. - 19/3: St. Joseph, homme "juste" (Mt 1,19), époux de la B. V. Marie, père nourricier de Jésus, Protecteur de l’église Universelle. - 20/3: B. François Palau y Quer (1811-1872), prêtre de l'Ordre des Carmes Déchaussés. Souvent victime de persécutions, néanmoins fondateur, voué aux Missions pour le peuple. - 21/3: Journée Internationale (ONU) pour l’élimination de la Discrimination Raciale.
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ Par le R. P. Romeo Ballan – Missionnaires Comboniens (Vérone) Site Web: www.euntes.net “Parole pour la Mission” ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
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